AnneCenChine
nce tout de suite la couleur. Je n'aime pas
particulièrement ce quartier (le Pacific Center et le Star Bucks ne sont pas très pékinois) mais ne peux pas complètement le détester. Au contraire. Je m'explique.Pour situer les non-Pékinois, Sanlitun se trouve dans le quartier de Chaoyang qui condense la plupart des étrangers résidents à Pékin ( j'ai pas de chiffres mais je ne crois pas me tromper en avancant ceci), des ambassades par définition très "propres", des tours très hautes, des bars "Budweiser" au néons vert fluos,
autant de clubs type "Baby Girl" que des sympas aussi, une multitude de restaurants,
des petites boutiques et des grands centres commerciaux (dont l'imposant Yashow,) des coiffeurs chinois de plus en plus tendance, des embouteillages de plus en plus agaçants qui font de ce quartier pékinois un quartier résolument moderne et... en pleine modernisation. Ca y va à grands coups de ( mini ) peletteuses, de pioches, de pelles des charrettes remplies de débris et de sable, Sanlitun donne l'impression de ne jamais s'arrêter tant par sa vie nocturne, que par ses travaux incessants.

Au milieu de tout ce brouhaha, et c'est là que Sanlitun m'intéresse,
subsistent encore des hutongs( petites rues traditionnelles à Pékin) avec toute l'activité et la vie de quartier qui s'ensuit.
L'avenir ( et la façade en papier mâché à coté du Yashow) de Sanlitun m'interroge.
Quels sont les plans de la ville pour ce quartier?
Dans 5 ans, quelle sera la part de vie de ces hutongs ? Que vont devenir ces constructions bâties à la va-vite?
Les étrangers vont-ils rester? Que vont devenir "les Sanlituniens" ?
J'avais prévu mon prochain post sur mes vacances 3 jours dans le Hawai chinois à Sanya, la petite île qui forme la province du Hainan la plus au sud de la Chine dont je vous ai déjà parlé plus bas.Non, c'est encore Pékin que j'ai envie de partager...
Voilà, je ne crois pas me tromper quand j'ai l'impression que prendre du temps à décorer un endroit à Pékin ou ailleurs, c'est un moment sympa...
J'ai envie de vous parler d'un de mes derniers plaisirs pékinois à savoir... le bohneur du cadre.
Bien sûr on peut toujours aller chez Ikéa ( oui même à Pékin, je confirme...
Ikéa en caractères chinois au début, ça m'a fait bizarre...) Mais c'est tout propre, déjà vu et pas drôle.
On a tous -comme ce monsieur devant la boutique dont je vais vous parler- des posters, des photos, des tableaux, des images qu'on aime bien mais qui ne donnent pas grand chose, tout nus sur le mur... On achète des punaises de couleur, on cache le scotch en l'enroulant derrière, non rien n'y fait, ça reste pas parfait... Le secret?! L'encadrement! ( jusqu'ici rien de nouveau, rien de bien chinois...)
Oui mais ça coûte cher... voire très cher! Et bien, à Pékin, habiller tous ces murs, ça ne coûte pas grand chose quand on sait où aller. Oui mais voilà... Pas envie de se rendre chez ce marchand à Sanlitun, celui de la rue des bars, bien peu sympathique et commercant qui double ses prix parce qu'il croit que Sanlitun c'est bien, donc ça peut être cher...

Non je ne voulais pas aller lui faire ce plaisir puisque moi-même je n'en aurai pas pris. A la place, j'ai trouvé une adresse ou plutôt une rue pleines d'adresses.
Finalement il est un exercice ou un jeu à Pékin auquel j'aime me prêter : comment éviter de tomber dans la facilité en restant cantonné à Chaoyang à savoir le Yashow pour presque tout ( beurk!), trois rues de Sanlitun pour venir compléter la collection de dvd, acheter la déco dans le dernier magasin tout neuf et bien propret spécial laowei...
Non pas que j'aime la difficulté ( faut pas pousser), mais faire du shopping en prenant mon temps, chercher et dénicher, rien ne fait plus plaisir que de débusquer la petite adresse, qui plus est avec plein de vendeurs et vendeuses sympathiques, souriants et agréables... ( en plus je partage, sympa non?!

Décorer sa maison devient facile et agréable ( comme si j'avais une maison à Pékin, pffff! j'aimerais en effet bien habiter une jolie cour carré, mais ça attendra... ) donc avant de parler cour carrée, on commence à faire le tri: les posters et les images de toutes les formes, tous les imprimés qu'on aimerait voir sur nos murs (de l'appart hihi)

Pour info, j'ai trouvé la couverture des cochons du That'sbeijing du mois de février tellement jolie que je l'ai encadrée. Une fois le tri terminé, on se rend à Wusie Dajie, la rue devant le musée d'art national bien austère auquels font face plein de magasins d'art, d'encadrement, de papeterie, de calligraphie quant à eux pas du tout austères. Des vendeurs qui s'activent, nous conseillent, et nous encadrent dans l'heure plein de jolies images pour pas trop cher! Et voilà le résultat:
Et on repart comme ce monsieur, tout contents parce qu'on a des beaux cadres, qu'on a rencontré plein de marchands sympas, soignés, et qui ont prit du temps pour nous... et on a passé un super moment. 

Petit aperçu : la côte Baie Dalong et un bus aux couleurs de la fête du printemps. (en attendant le vrai plein de photos, d'adresses, et de choses à faire...)

Alors?!


Des lanternes à décrocher ...

C'est parti pour une nouvelle année!
Quelques déclinaisons du cochon :dans le cochon tout n'est pas toujours (de) très bon (goût)...mais ça reste toujours mignon.
Les serres-têtes:

Des peluches...



La fin des célébrations du Nouvel an chinois à Pékin approche, il est temps de vous décrire l'arrivée de ce nouveau printemps lors des célébrations dans la ville cette année. Pour aujourd’hui, je vous décrirai la seule tradition des pétards et des feux d’artifice :
Pékin au Nouvel an chinois est à l'image du Pékin habituel: traditionnel, décoré, coloré, agité, toujours en ébullition!
Pleines de pétards, et de feux d'artifice, toutes rouges, les rues étaient à la fête : armée de mon nouvel appareil flambant neuf, (celui qui me narguait depuis mon premier réflex dans les vitrines de
Depuis dix jours, les rues et le ciel de Pékin explosent. Ca a débuté la veille du nouvel an (fixée cette année au 18 février) et ça commence tout juste à se calmer. Des pétards sur le sol, des feux d'artifice dans le ciel, la tradition veut qu'un maximum de bruit soit fait pour chasser les mauvais esprits.

Laissez-moi d’ailleurs vous en dire plus sur cette tradition que je ne peux pas m'empêcher de vous faire partager tellement je la trouve mignonne:
Il était une fois un méchant monstre surnommé Nian ( année-an en Chinois) qui prenait un malin plaisir à effrayer la population lorsqu'il sortait de sa cachette dans les montagnes, à la veille du nouvel an justement.
Un jour, un vaillant et courageux habitant qui, sans doute, en avait marre de se faire déranger a pris son courage à deux mains en partant s'attaquer à ce vilain monstre qu'il a réussi, au terme d'une longue bataille à vaincre et à maîtriser en l’emmenant loin, loin, loin… (on ne sait pas où mais c’est pas grave.)
Ce gentil monsieur a donc fait fuir le monstre puisqu’il n'est plus jamais revenu et depuis lors cet audacieux héros est devenu un Dieu immortel.



Cette nouvelle année chinoise s’est ouverte sur la place des tours du Tambour et de
新(xīn) 年(nián)快 (kuài)乐(lè) ,身(shēn)体 (tǐ)健(jiàn) 康(kāng), 恭(gōng) 喜(xǐ)发 (fā)财(cái) !!
Bonne année, bonne santé, meilleurs vœux...

J'ai vraiment l'impression de vivre un moment fort des traditions chinoises quand je sors dans les rues.
Je vous livre d'abord celle que j'ai préparé dans mes bouquins...
( souvenez-vous, moi je ne connais rien à la Chine... j'apprends, je suis un peu à l'école, immergée dans ce pays!)
Petite synthèse donc:
La Chine accueille cette année l'année du cochon selon ce calendrier qui associe chacune des douze années avec un animal.
Lesquels? le cochon est le dernier d'un cycle qui commence avec le rat (l'année prochaine), le boeuf, le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, la chèvre, le singe, le coq et le chien.
Le Nouvel an chinois dure 15 jours il se termine par le festival des lanternes ( là vous aurez le droit sur mon blog à un dernier post sur le Nouvel An chinois pour clôturer l'évènement au Nouvel An chinois en chiffre, car c'est bien intéressant... promis!)
" le petit jour de l'an'' ou " dire au revoir au passé": durant les semaines les plus froides de l'année, les Chinois préparent la nouvelle année, donc l'avenir.Cuisiner n'est pas autorisé les premiers jours de l'année, c'est pourquoi tout doit être prêt à l'avance.
Un rituel pour chasser les démons, le diable, la pauvreté est organisé. Les dettes doivent être réglées ( là je suis mal barrée hihi)
Autrefois, une photo de Zaowanye, le dieu de la cuisine était accrochée au dessus du poêle familial: il est censé recevoir les fruits pour les envoyer au paradis via ce poêle pour rapporter les comportements de la famille l'année passée.
Les offrandes de fruits représentent la richesse. Certains d'entre eux sont plus nobles que les autres: la pêche par exemple représente l'immortalité. Les fruits oranges ( melons, citrouilles...) sont associés à la lune et sont synonymes de fortune. Les abricots symbolisent l'approche du printemps.
Tous sont toujours offerts en nombre pair ( généralement 2 ou 4).

Des enveloppes rouges sont offertes aux enfants. les mariés en offrent aux non mariés.

signifie que le bonheur est à venir: Pourquoi? parce qu'à l'envers se dit dao, et sur un autre ton il veut dire également "arriver": associé à Fu: dao Fu ! Le fu à l'envers amène donc le bonheur! J'adore le chinois
On cuisine des Jaozi. Ma prof de chinois que la viande est à l'honneur: soit du porc avec du poulet et du poisson, soit du porc, avec du canard et de l'oie. Pas de mélange svp!La plus noble des offrandes est un cochon rôti. ( j'ai pas de photos, désolée!) On sert également des longues nouilles, symboles de longues chaînes d'argent donc la fortune.
Autrefois, les portes étaient verrouillées avec du papier rouge pour préserver la chance dans la
maison. Aujourd'hui: aucune phrase négative ne doit être prononcée, les termes tels que "malade" ou tigres sont bannis ( je l'ai pas dit, je l'écris juste!). Les enfants ne doivent pas être punis, le chiffre 4 ne doit pas être évoqué car il signifie aussi la mort, pas de vaisselle cassée non plus. Chaque membre doit se comporter de son mieux car chacun est censé influencer la chance.
Je ne veux pas me soustraire à un site internet sur la Chine mal fait, je vous livre simplement les quelques petites choses vues, vécues, lues et entendues en Chine ces dernières semaines...
Mes sources?
En attendant, moi je vous souhaite une xin nian hao, et une vie toute rose comme un cochon...
Cette année du calendrier lunaire est l’année du cochon. A priori, rien de bien excitant. Dans notre imaginaire collectif occidental, le cochon est sale, sent mauvais et n’est pas signe de raffinement. Depuis quelques temps, magasins, banques, boutiques, et vitrines pékinois s’ornent de petits cochons. Le cochon est décliné partout, sous toutes les formes, dans toutes les couleurs, tous les graphismes. Et comme à leur habitude, les Chinois m’étonnent et m’épatent… et désormais j’adore le cochon ( ma fascination pour le Pingouin a duré quelques années pour ceux qui s’en rappellent…)

Viennent s’ajouter l’accrochage de lanternes rouges et des caractères Fu ( 1er ton moi je parle chinois!) ( pour bonheur) et Chun ( aussi 1er ) pour le printemps, les Pékinois préparent la nouvelle année.
Comme je ne connaissais rien à cette tradition chinoise, je vous ai préparé une petite synthèse de mes lectures de la semaine sur cette coutume chinoise. En attendant de vous livrer toutes ces légendes et notre soirée de nouvel an chinois pékinois ce soir, je vous laisse quelques photos prises hier et aujourd'hui à Pékin :
Amoureux de tous les pays, on vous ment!On vous fait croire qu'une Saint Valentin romantique donc réussie se passe à Venise, Prague, Marrakech voire Las Vegas.
C'est à Pékin que ça se passe et qu'il faut venir en escapade en amoureux.
La gondole était un scooter, le resto THE bouiboui de notre première rencontre, on a dressé une nappe chinoise ( donc en nylon...), mis une rose dans une bouteille de Tsin Tao, allumé des bougies rapportées, ouvert une nos meilleures bouteilles de vin, et commandé plein de spécialités.
Et on a aussi passé la soirée avec plein de voisins chinois qui n'arrêtaient pas de nous sourire et aussi avec eux :

Mon blog devient bien perso... Je reviens vite avec plein de choses sur le Nouvel an chinois à Pékin... ( et je pars aussi dimanche pour 3 jours à Sanya voir les plages chinoises du Sud après ces 3 mois et demi plutôt éreintants.)
A Montréal, Anne-Laure a pu me faire profiter d'un opéra déluré de Carmen dans un décor féérique avec plein d'artistes pas sages. A Moscou, Barbara et moi sommes restées bloquées devant le très sérieux ballet Moyesseyf pendant 3 mois ( combien de fois on l'a regardé cette cassette?) suivi par l'honorable Eugène Onéguine au Bolchoï dans un des balcons au premier étage aux sièges rouges en velours, avec de vieilles jumelles comme au 19e... A New York, il y a eu les Noces de Figaro dans une salle immense au son grandiose.

A Pékin, j'ai commencé par une chorégraphie pourtant de Roland Petit suivi de Carmen interprétée par la compagnie de danse de Pékin, qui m'ont véritablement laissé perplexe.
Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, hier soir, j'ai continué par le ballet national russe pour une représentation du Lac des cygnes de Tchaïkovski.

Pourquoi faut-il y aller?
- Parce qu'une soirée à l'opéra c'est (presque) toujours réussi.
- Parce que voir un orchestre jouer de la belle musique avec plein de beaux instruments ça rend heureux.
- Parce que la danse classique par les Russes c'est plein de grâce. ( le raffinement russe d'Harbin m'avait titillée...)
- Parce que la couleur des costumes très soignés ajoute aux mouvements des danseurs beaucoup de délicatesse et de légereté.
- Les lumières sont justes et précises.

Seules deux petites choses sont venues distraire mon plaisir: un public peu réceptif ( Elodie parlait même des Chinoises qui n'ont pas quitté leur sms à ses côtés) et le personnage de Siegfried peu convaincant dans ses gestes et mouvements selon moi.
Ca se passe au Polytheater jusqu'au 23 février, de 180 à ... rmb. Tel:65011854 65001188(ext)
Fax:65011854
100027 Beijing